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Et si chacun s’occupait de son cadre de vie !

L’article 29 de la loi N° 002/97/ ADP du 27 janvier 1997 portant Constitution du Burkina Faso stipule que « toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le droit de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement ». Malgré cette disposition, le constat fait aujourd’hui, montre qu’au Burkina Faso, les villes, secteurs et villages offrent une image peu recommandable du point de vue salubrité, entraînant parfois des cas graves de maladies ou d’épidémies. L’insalubrité étant devenue un fléau à combattre, la salubrité doit alors être une tâche quotidienne à laquelle chacun devrait se sacrifier.

 

Il serait intéressant que chacun, en son lieu de travail ou à son domicile, au lieu d’attendre l’Etat, fasse d’abord le ménage. Car, s’il est vrai que l’Etat a le devoir de veiller à la protection de l’environnement, il n’en demeure pas moins que chaque citoyen doit être garant d’un environnement sain où il fait bon vivre. L’on se souvient que le Burkina avait expérimenté, sous la Révolution, les « opérations mana-mana », ou « opération ville propre » qui, en plus de mobiliser les populations, transformèrent les villes du pays, naguère véritables dépotoirs, en des espaces propres et coquettes.

Il est peut - être temps de remettre, certains de ces concepts qui ont fait leur preuve. Cela facilitera le travail du ministère en charge de l’Environnement (« opérations zéro sachets plastiques ») et de la mairie (Curage des caniveaux, balayage des rues) qui, chaque année, sont obligés d’allouer des milliards à des activités qui, en réalité, sont causées par notre incivisme. Ces budgets pourraient être destinés à d’autres secteurs tels que l’éducation et la santé. Au-delà de cette situation, il y va de l’intérêt des populations d’avoir des cadres de vie propres. Aussi, chaque citoyen doit prendre conscience qu’en prenant son destin en main et en engageant ses propres moyens pour assainir son cadre de vie, il se prémunit des maladies tels que le paludisme, le choléra, etc.

En effet, avec l’enlèvement des herbes et le décrassage des caniveaux qui constituent des foyers de moustiques et de microbes, l’on protège du même coup sa santé, celle de ses enfants et de tous les burkinabè. De plus, il n’y a qu’avec de telles initiatives, les villes burkinabè auront des images beaucoup plus attrayantes, car rien de tel qu’un corps sain dans un environnement sain pour mieux vivre. Alors que chacun commence à balayer devant sa porte !

 

Raphaël KAFANDO

Sidwaya




04/09/2012
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