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La surconsommation met en péril l’avenir de la planète

La planète Terre est marquée par une course à la production, donc à la recherche effrénée du profit, mais surtout, à la grande consommation dans un contexte de ressources naturelles de plus en plus rares, afin de satisfaire les besoins multiples d’une population croissante. Cette situation entraîne des problèmes environnementaux comme la pénurie d’eau, la dégradation des sols, la déforestation, la réduction de la biodiversité et la pollution. Ces problèmes environnementaux vont de pair avec les problèmes économiques et sociaux, comme la survenue de nouveaux problèmes de santé. Par exemple, les maladies dues à l’obésité et au tabac coûtent, chaque année, des milliards de dollars aux systèmes de santé des différents Etats. Toutefois, il convient de préciser que ces modes de consommation n’ont pas la même ampleur dans les pays développés que dans les pays en développement. En réalité, les chiffres cités plus haut, sont insignifiants, au regard des 2,8 milliards de personnes dans le monde sans accès à un logement décent, à la nourriture ou à l’eau en quantité suffisante. La consommation représente l’exemple le plus éloquent des inégalités dans le monde d’aujourd’hui. Selon l’Institut Worldwatch, en 2004, « les 12 % de la population mondiale en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest représentent 60% de la consommation des ménages dans le monde, alors que le tiers de la population mondiale vivant en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, n’en représente que 3,2 % ». Malheureusement, les conséquences qui découleront de cette surconsommation de ressources naturelles n’épargneront ni les pays en développement, ni les pays développés. Au contraire, elles risquent d’être plus graves dans les pays pauvres, du fait du manque des moyens (infrastructures sociales quasi inexistantes). Déjà, des scientifiques estiment que si les hommes continuent à ce rythme de consommation, il faudra aux êtres humains, d’ici à 2050, deux planètes Terre pour satisfaire leurs besoins.
Depuis le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, où a été définie la notion de « modes de consommation et de production durables », la sonnette d’alarme a été tirée concernant la prudence que la planète devrait observer dans ses modes de consommation et de production, afin d’assurer un développement durable. Ceci est de grande importance, notamment pour les pays pauvres comme le Burkina où plus de 80% de la population rurale vit essentiellement, des ressources naturelles.
Ceci dit, la production et la consommation de produits locaux, l’agriculture biologique, les bonnes pratiques agricoles et pastorales, les sources d’énergie alternatives, telles que l’énergie solaire et la gestion intégrée des déchets sont, entre autres, des activités qui peuvent aider à préserver les ressources naturelles et aider les populations à s’épanouir, au plan socio-économique. En tous les cas, il devient de plus en plus évident que le monde ne peut pas atteindre une croissance économique durable, en maintenant des modes de consommation et de production dépassés. « Découpler » l’impact environnemental de la croissance économique est une condition préalable au développement durable. Les entreprises doivent faire accélérer la tendance vers une diminution de la pollution et une amélioration dans la conception, la production et la promotion des produits et services qu’elles proposent. Les consommateurs doivent prendre l’habitude d’inclure les considérations environnementales dans leur choix, au même titre que le prix, la commodité et la qualité. Mais pour en arriver là, il faudra que le terme « développement durable » dépasse son aspect « concept » et soit réellement intégré dans les politiques économiques des Etats et dans les modes de vie des locataires de la planète Terre.

 

Raphaël KAFANDO



01/06/2012
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