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Pollution urbaine:1958 tonnes de CO2 émis chaque jour à Ouagadougou

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Depuis plus d’une décennie, le Burkina s’est engagé dans une réforme du sous-secteur des transports urbains. La ville de Ouagadougou par exemple connaît à l’heure actuelle de sérieux problèmes liés, entre autres, à la pollution de l’air générée par les transports motorisés en particulier les deux roues à moteur et un parc automobile vieillissant. A cela, il faut ajouter le besoin de mobilité accrue de la périphérie vers le centre-ville dû à la configuration spatiale de la ville, l’état défectueux et dispersé des routes, la mauvaise qualité du carburant dans certaines stations et un cadre institutionnel et réglementaire insuffisant et mal défini. C’est pour trouver une solution adéquate à ce problème que le gouvernement à travers le ministère en charge de l’environnement a initié en partenariat avec la Banque mondiale, le Projet-pilote de transfert modal à Ouagadougou(PPTMO). « Les objectifs du PPTMO sont de rationaliser les déplacements de Ouagadougou et de contribuer à améliorer l’environnement institutionnel en faveur du transport urbain à Ouagadougou », a indiqué le directeur général de la préservation de l’environnement et du développement durable, Dr Paul Savadogo. Il a précisé que l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone(CO2) imputables à l’ensemble des modes de transport à Ouagadougou passera de 855 tonnes par jour en 2003 à 1958 tonnes par jour en 2015 si aucune solution n’est trouvée. Aussi la nécessité de créer et rendre opérationnelle une Autorité organisatrice des transports urbains (AOTU) est apparue urgente afin d’assister les pouvoirs publics dans la définition d’une politique globale et cohérente des transports urbains. C’est ainsi qu’un consultant a été recruté pour assister l’AOTU. C’est pour amender le rapport provisoire du consultant qu’un atelier a été organisé, le vendredi 19 juillet 2013, à Ouagadougou. Selon le rapport, la principale mission d’une AOTU sera d’optimiser les conditions de mobilité des usagers. Par ailleurs, il est mentionné dans le rapport qu’une volonté politique forte et claire du nouveau conseil municipal est nécessaire pour la mise en place d’une autorité organisatrice des transports. L’étude affirme aussi que les missions souhaitables de l’AOTU sont à la fois des missions d’étude, de concertation, d’organisation et de régulation des transports collectifs ainsi que de la gestion administrative du secteur. En outre, le rapport propose la mise en place d’une AOTU même embryonnaire qui pourra s’étoffer au fil du temps en fonction de l’évolution des conditions de mobilité et de la prise de conscience des décideurs des enjeux des transports urbains.

Raphaël KAFANDO



01/08/2013
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