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Suivre les antilopes afin de mieux protéger le couloir de migration entre l’Éthiopie et le Soudan du Sud

Bonn, 28 juin 2012 – Un nouveau projet étudie le couloir de migration spectaculaire des mammifères entre l’Éthiopie et le Sud-Soudan, récemment indépendant. Le Conservatoire éthiopien de la vie sauvage (EWCA) et la Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices appartenant à la faune sauvage(CMS) ont lancé le projet des « Réseaux écologiques d’Afrique » aufjourd’hui, avec pour objectif de faire la lumière sur l’un des plus grands couloirs de migration connus au monde.

Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CMS par intérim, a déclaré : « La migration est une question de connexion, non seulement d’animaux entre plusieurs pays, mais également de personnes entre plusieurs pays. J’espère que ce projet fondateur réunira davantage les deux. »

Environ un million de cobes à oreilles blanches, d’éléphants et autres grands mammifères migrent dans dans la région frontalière entre Gambella et Boma, respectivement en Éthiopie et au Sud-Soudan, faisant de ce déplacement en masse d’animaux l’un des plus grands et des plus spectaculaires d’Afrique.

Deux cobes à oreilles blanches viennent d’être munis de colliers émetteurs afin de suivre leur migration. Plus d’animaux seront équipés au cours des 12 prochains mois dans le cadre du nouveau projet, financé par le Ministère norvégien de l’environnement. Les données collectées grâce aux colliers émetteurs et aux études sur le terrain contribueront à identifier les schémas de déplacement et les sites critiques de cette espèce. En outre, ces données seront utilisées afin d’élaborer le Plan de gestion du Parc national de Gambella, qui couvre la plupart de la partie éthiopienne de l’unique couloir pour grands mammifères. L’EWCA a déjà modifié les limites du Parc national afin d’inclure la migration. Un nouveau découpage par zones, adapté à l’aire de répartition et aux déplacements du cobe, sera établi pour assurer leur protection dans l’espace et dans le temps. En parallèle, le projet contribuera à maintenir la valeur écologique et l’importance socio-économique des migrations en masse d’animaux dans la zone. À cette fin, du personnel des autorités répressives sera formé et des activités de renforcement des capacités adaptées seront mises en place.

Étant donné le développement agricole intensif dans la région de Gambella, le projet de la CMS aidera à collecter des informations précieuses pour garantir que les services écologiques importants de la zone soient préservés. La sauvegarde des réseaux écologiques ouvre la voie à la création d’une zone protégée transfrontière.

Les communautés locales seront sensibilisées aux bénéfices de l’unique couloir de migration de la région et à la grande valeur que représente un écosystème intact et très dynamique.  Elles devraient tirer profit grâce à l’utilisation durable et à l’écotourisme. On estime le potentiel touristique important, surtout autour de la migration spectaculaire du cobe. Les bénéfices économiques potentiels liés à l’observation des animaux sauvages dans le couloir de migration apportent un argument sérieux en faveur de la protection de la zone. La création de moyens de subsistance alternatifs constitue un moyen important de réduire la pauvreté à l’avenir.

Les efforts du PNUE/CMS garantissent la continuité des efforts de l’Équipe spéciale de l’Initiative de conservation de l’Omo Gambella (OGCITF), qui travaille depuis 2009 à établir un système intégré de conservation dans la région de Gambella.

Notes aux rédacteurs:

Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage -CMS

La Convention sur la Conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (PNUE/CMS) travaille pour la conservation d’un ensemble varié d’animaux migrateurs en danger d’extinction dans le monde entier au travers de négociations et de la mise en place d’accords et de plans d’action. La CMS est une convention en pleine croissance avec une importance spéciale du fait de son expertise en matière d’espèces migratrices. Aujourd’hui, 117 pays font partie de la Convention.

www.cms.int

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Veronika Lenarz, Relations publiques, Secrétariat PNUE/CMS, tél : +49 (0)228 815 2409, e-mail : vlenarz@cms.int



28/06/2012
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