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Exploitation faunique 2012-2013 au Burkina: La chasse est ouverte

ans un arrêté publié le 27 novembre 2012, le ministère de l’Environnement et du Développement durable indique que la saison d’exploitation faunique 2012-2013 au Burkina est ouverte du 1er décembre 2012 au 31 août 2013. L’arrêté précise que l’exploitation de la faune se matérialise par la chasse, le tourisme de vision, la récolte, la capture et le ranching. La saison de chasse, pour les espèces partiellement protégées, est par ailleurs fixée du 1er décembre au 31 mai 2013. La faune au Burkina Faso représente l’une des plus importantes richesses naturelles renouvelables.

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Intégrée aux multiples ressources forestières non ligneuses, sa gestion intéresse toutes les couches sociales, et particulièrement les populations rurales qui ont assuré pendant des siècles la conservation des espèces et de leurs habitats.

En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso peut se féliciter d’avoir l’une des plus grandes concentrations de faune sauvage. Le pays a réservé près de 14% de son territoire pour les parcs, les réserves et forêts classées à vocation faunique.

La faune sauvage terrestre est très riche et assez diversifiée malgré l’état de dégradation des habitats. Les espèces les plus représentées dans les aires de faune sont le buffle, l’hippotrague, l’éléphant, le bubale, le phacochère, le cob de Buffon, le cob Defassa… Le potentiel aviaire est très important (plus de 350 espèces d’oiseaux résidant, sur près de 600 espèces rencontrées).

La faune entomologique compte plus de 1515 espèces d’insectes tandis que la faune aquatique compte environ 24 familles de poissons, 5 familles de batraciens, 10 familles de mollusques, 5 familles de crustacées et 10 familles de zooplanctons. Au total, on note 27 aires classées à but faunique totalisant 3 287 925 ha, avec près 35 espèces de grands mammifères. Un des endroits les plus emblématiques en matière de faune au Burkina est le parc W dans la région de l’Est.

C’est un parc régional qui a été classé en 1954 avant les indépendances et qui a une superficie de 235 000 ha côté Burkina et de 1 300 000 ha pour l’ensemble des trois pays que sont le Burkina, le Niger et le Bénin. Il compte environ 73 espèces de grands mammifères, 450 espèces d’oiseaux, plus d’une centaine d’espèces de reptiles et de plusieurs centaines d’insectes.

La faune sauvage n’est pas seulement un réservoir providentiel de protéines animales. Elle s’affirme aussi comme une source inépuisable d’inspiration pour la recherche, les activités artisanales et culturelles ainsi qu’un facteur important de développement socio-économique, bien adapté aux aspirations contemporaines. Elle rapporte par exemple au Burkina un montant estimé à 4 milliards de FCFA (8,5 millions de dollars américains) par an.

Hélas ! Comme toute merveille, la faune burkinabè suscite malheureusement des convoitises des plus malsaines. C’est le cas de l’abattage systématique de certaines espèces qui ont poussé l’Etat à protéger intégralement certaines espèces telles que les éléphants, les chimpanzés, le lycaon etc.

En attendant, souhaitons que cette saison de chasse se passe dans le respect de la réglementation en vigueur pour le développement du Burkina et pour la sauvegarde de cette richesse naturelle oh combien importante pour un pays comme le Burkina.

 

Raphaël KAFANDO



04/12/2012
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