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Un cadre de concertation pour mieux gérer les ressources fauniques, forestières et halieutiques

Le ministre en charge de l’Environnement, Jean Coulidiati, a rencontré le mercredi 19 décembre 2012 à Fada N’Gourma dans le Gulmu, les acteurs intervenant dans les domaines de la faune, des produits forestiers non ligneux et des ressources halieutiques. L’occasion pour lui d’écouter les préoccupations des uns et des autres et de dégager des solutions pour une gestion durables des ressources naturelles.

 Les différents acteurs intervenant dans la gestion des produits forestiers non ligneux, halieutiques et de la faune se sont mobilisés le mercredi 19 décembre 2012, pour débattre à battons rompus avec le Ministère de l’environnement et du Développement durable(MEDD). Des problèmes du braconnage, de la pression des hommes sur la forêt aménagée en passant par les licences et permis de pêche, le ministre en charge de l’Environnement a pris connaissance de différentes difficultés rencontrées par les différents acteurs. « Au Centre-Ouest il existe une grande pression sur la forêt aménagée. Nous demandons donc, qu’on borne les forêts pour éviter une utilisation abusive des ressources forestières », a demandé par exemple, Abdoulaye Nama, représentant de la Fédération nationale des unions des groupements de gestion forestière. Quant à la représentante des acteurs des Produits forestiers non ligneux (PFLN), Mme Ouédraogo née Thiombiano Antoinette, elle a précisé qu’il y a une disparition de la ressource, que ça soit le karité, le néré…Elle propose donc, que l’Etat redouble d’effort dans la protection de ces ressources. « Nous avons demandé au Ministère en charge de l’environnement d’intercéder auprès des autres ministères pour que les acteurs des PFNL puissent être outillés d’équipements appropriés. Nous avons souhaité aussi, que les acteurs aient des conditionnalités plus souples en matière de financement », a-t-elle affirmé. Le représentant des Hauts-Bassins de la filière pêche, Henri Sankara, a fait savoir que l’une des préoccupations majeures concerne la non disponibilité des licences et des permis de pêche, dès le début de l’année. « Cela nous empêche de débuter à temps nos activités. Nous avons demandé au ministre en charge de l’environnement d’intercéder auprès de son collègue de l’Economie et des finances pour que nous ayons des taux préférentiels sur les droits et taxes des douanes pour permettre aux acteurs de commander des véhicules de froid pour la conservation des produits dans l’intérêt des consommateurs », a-t-il ajouté. En ce qui concerne le fléau du braconnage, le concessionnaire de chasse Oumarou Idani a souhaité une collaboration accrue entre les concessionnaires, les populations locales et les services techniques décentralisés, afin de renforcer les actions de surveillance et de conservation. « Il faut également dire que ça soit les concessionnaires, les éleveurs ou les agriculteurs, chacun utilise les ressources de façon égoïste, qui ne permet pas une pérennisation de la ressource. Il est donc, important que l’on puisse définir des règles claires de façon consensuelle, pour une gestion partagée et saines des ressources », a-t-il précisé.

 

« La filière pêche est l’une des moins organisées au Burkina »

 

Répondant à toutes ces préoccupations, le ministre en charge de l’environnement, Jean Coulidiati a expliqué que pour lutter contre le braconnage, son département est en train de vouloir recruter au moins 250 forestiers qui vont s’engager à ne travailler que dans les aires protégées et dans les zones hors de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Il a déclaré qu’un plan stratégique de réorganisation du Ministère en charge de l’environnement allant des modalités d’accès aux grades jusqu’aux armements et à la manière d’utiliser ces armes, est également sur la table du gouvernement. Il espère qu’avec ces réformes, le corps des Eaux et forêts, d’ici à trois ans, va être renouvelé, en ce qui concerne ses capacités et en matière de motivation de ses hommes. Par rapport à la pêche, le ministre Coulidiati a déploré le fait que ce secteur soit l’un des moins organisés. « Par exemple, des acteurs nous disent de laisser la gestion des plans d’eau aux mareyeurs sans se soucier du contrôle de l’Etat. Malgré le fait que l’Etat suspende les activités de pêche pendant trois mois pour permettre aux poissons de grossir, on trouve souvent sur le marché des petits « capitaines », ce qui n’est pas normal. Nous allons les aider à mieux s’organiser pour mieux gagner leur vie », a-t-il promis. Par ailleurs la rencontre a tenu aussi lieu d’installation d’un cadre de concertation entre le Ministère en charge de l’environnement et les acteurs de l’exploitation des ressources fauniques, forestières et halieutiques. L’objectif, selon le ministre Jean Coulidiati, étant de rester en contact permanent avec les différents acteurs et de résoudre les problèmes avant qu’ils ne se posent avec acuité.

Raphaël KAFANDO



31/12/2012
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